dimanche 24 juillet 2011

Corée du Sud – Séoul

Un aperçu historique sur la ville de Séoul

Depuis l’an 1394, la ville de Séoul est restée la capitale de la Corée jusqu’en 1945.
Après la défaite de l’empire nippon et l’indépendance de la Corée en 1945, l’Union soviétique et les Etats-Unis ont provisoirement divisé la Corée en deux zones, en arguant qu’il fallait des forces étrangères pour accompagner le pays dans sa reconstruction. 
A l’issue de la 2ème guerre mondiale et au début de la Guerre froide, la Corée était the place où chacun des 2 géants mesurait respectivement la force de son adversaire.
Séoul est devenue le chef-lieu de la partie sud de la péninsule coréenne (superficie équivalente à la Corée du Sud de nos jours) sous la protection des Etats-Unis.


La fin de la guerre de Corée (1950 – 1953)1) et l’armistice ont divisé la Corée en 2 pays et depuis lors, Séoul est devenue la capitale de la République de Corée (Corée du Sud).
Séoul en ruine en 1952

La guerre a évidemment transformé le paysage de Séoul : les bombardements des soviétiques et des chinois mais aussi des onusiens (les Etats-Unis, les pays de Common wealth et la Turquie) ont détruit toutes les infrastructures, les monuments et les maisons. Séoul était en un mot, une ruine... 
A partir de 1954, le gouvernement s'est donné pour objectif une reconstruction rapide la ville.
Face à l’urgence de la situation, les urbanistes et les décideurs de l’époque n’ont pas pu conserver une place importante à la sauvegarde des monuments culturels et des lieux historiques.

 Quartier Namdaemoon (au centre-ville) après la fin de guerre

 le même lieu en 2010

De nos jours, le visiteur peut voir au premier abord, simplement les gratte-ciels ainsi que les chaussées larges et embouteillées.
Mais Séoul a néanmoins réussi à garder, malgré la force déferlante de la modernisation, ses coins secrets qui permettent d’entrevoir une époque révolue, une histoire passée et un fragment de la vie intime d'autrefois.
Comme toujours, ces découvertes demandent au voyageur une petite dose de courage et de curiosité.
Séoul est une ville sûre où un voyageur peut se perdre sans aucune crainte.
Les habitants vous laissent tranquilles, peut-être pourrez-vous rencontrer des enfants qui vous demanderont simplement « where come you from ?» histoire de pratiquer leur anglais avec un(e) Nez-pointu(e) – le surnom attribué aux étrangers occidentaux.    


Un aperçu statistique sur la ville Séoul

En 2010, on y compte 10 600 000 résidents dont 274000 étrangers. (info comparative : à Paris, il y a 2 200 000 résidents)
Séoul a une superficie de 60 500 ha (info comparative : Paris c'est 10500 ha) et est composée de 25 arrondissements.
 le quartier de la gare centrale (la photo en haut : 1972 / celle en bas : 2010)


L’année dernière, Séoul a vu 70 466 mariages et 21 768 divorces.
Il y a 675 739 foyers fiscaux qui sont constitués d’1 seule personne.
Selon le dernier recensement (2009), une femme à Séoul fait environs 0,96 enfant !
L’âge moyen du premier mariage à Séoul est de 29,8 ans pour les femmes et de 32,2 ans pour les hommes.

Le revenu moyen mensuel d’un foyer à Séoul est de 3 600 000 won (en 2008, cela représente environs 2300 euros).
Séoul propose 368 lignes de bus et compte 4 600 000 utilisateurs par jour.
Il y a 9 lignes de métro et 5 lignes de métro périphériques (gérées par différentes régies) et on compte 6 300 000 utilisateurs du métro par jour.
Séoul compte environ 2 955 000 véhicules immatriculés.

Séoul a accueilli l’année dernière 8 800 000 touristes, dont un tiers était des japonais.


1) 3421 français y  ont participé dans le cadre du bataillon français de l’ONU. 
Un des romans de Jean Lartéguy décrit les désarrois des soldats français face au commandement américain pendant la guerre de Corée.
On estime environs 1 millions de coréens civils tués au cours de ces 3 années de guerre.