jeudi 28 avril 2011

Najeon Chilgi: L'art de l'incrustation de Nacre sur Laque en Corée

L’art de la laque possède une longue histoire en Corée. Les techniques de récolte et de raffinage de la sève de l’arbre à laque (Toxicodendron vernicifluum) pour protéger et décorer des objets, remonte aux périodes néolithiques d’Asie de l’est, d’il y a environ 7 000 ans.

C’est au cours de la dynastie Koryeo, entre le 10ème et le 14ème siècle, que l’art de la laque incrustée de nacre de coquillage, connue sous le nom de Najeon Chilgi, atteignit son apogée dans le raffinement des formes et des techniques d’incrustation et de composition. C’est d’ailleurs cette technique particulière au Najeon Chilgi, qui restera jusqu’à nos jours, emblématique de cet art, en Corée. 
La technique Najeon Chilgi demande aux artisans une double maîtrise : en technique de laquage et en incrustation de nacre. Pour créer une boîte à bijou qui était jadis un objet très précieux pour une femme, l'artisan travaillait pendant 2 à 4 mois, en respectant un processus qui comprend au moins 26 étapes différentes, entre la fabrication de la boîte en bois (le coffrage) et le vernissage final à l'huile de soja. 


mardi 12 avril 2011

La Magie du HANJI (Papier traditionnel coréen)


Dans un petit village aux pieds des montagnes, habitaient 2 familles de bûcherons.
Alors que la famille Kim avait du mal à subvenir à ses besoins, la famille Lee menait une vie confortable.

Un  jour, Monsieur Kim interrogea Monsieur Lee sur les raisons de cette différence et ce dernier, lui répondit : « Je te donnerai le secret de notre prospérité si tu promets de ne jamais le révéler ! ». Une fois la promesse donnée, Monsieur Lee demanda à son voisin d’aller acheter un rouleau de papier, un pinceau et de l’encre, et dessina un pigeon tenant dans son bec une pièce d’or. Lee dit ensuite : « devant ce dessin, dit ‘une pièce s’il te plaît’ ; n’en demandes pas plus ; cela te suffira à mener une vie décente, et gardes le dessin en lieu sûr ». Très heureux, le bûcheron Kim monta moins souvent travailler dans les bois, mais dépensa plus...

Sa femme, intriguée, eut des soupçons et surveilla son mari, puis découvrit le secret. Le mari parti au marché, elle s’empara du dessin et dit : « Je veux des pièces, plein de pièces… ». C’est alors qu’à Séoul, un magistrat vit se former dans le ciel, depuis le Palais, un gigantesque arc-en-ciel qui aspirait l’argent du trésor royal, vers les montagnes.

Suivant l’arc-en-ciel avec une troupe, le juge arriva aux maisons des Kim et des Lee. Interrogeant les 2 bûcherons, il décida d’arrêter Monsieur Lee, l’instigateur de cette histoire et l’amena devant le roi.

La peine capitale fut prononcée sans tarder, et le roi demanda au pauvre bûcheron, son dernier souhait avant l’exécution. Souhaitant du papier, un pinceau et de l’encre, on lui fit porter ce qu’il demandait, et il dessina une chaîne de montagne à l’est, un chemin sans fin, ainsi qu’un cheval…

Il proposa ensuite au roi de monter sur ce cheval, et ce dernier lui répondit bien évidemment que c’était impossible! Sur ce, le bûcheron Lee plongea dans le dessin et prit, à cheval, le chemin vers les montagnes de l'est. Dans la consternation générale, on prit le papier, on le froissa, mais il ne restait que du papier…