jeudi 30 mai 2013

Livres coréens de GU Byeong-Mo

Voici les deux livres d'une jeune écrivaine coréenne publiés chez Philippe Picquier. 

GU Byeong-mo 
Les Petits Pains de la pleine lune
Traduit par Lim Yeong-hee et Françoise Nagel 
Illustré par Nicolas Delort 


Les présentations des éditeurs : 09/02/2011

"Comme dans toute bonne boulangerie-pâtisserie, il y en a pour tous les goûts dans ce petit livre : du mystère, des choses graves, de l'humour (noir), de la tendresse (cachée).
Le héros est un jeune garçon coréen, sa mère s'est suicidée quand il était enfant et sa belle-mère le harcèle moralement. Un jour, il s'enfuit de chez lui et trouve refuge dans une pâtisserie, lui qui n'était pourtant pas fan de gâteaux !

Edition originale

Là il fera la connaissance d'une fille pas comme les autres, Oiseau-Bleu, et d'un pâtissier un peu sorcier. Car dans cette boutique vraiment banale en apparence, on confectionne des gâteaux aux pouvoirs étonnants, qui sont vendus sur Internet. Mais attention ! N'oubliez pas que la magie peut toujours se retourner contre vous."


GU Byeong-mo 
Fils de l'eau
Traduit par Lim Yeong-hee et Mélanie Basnel 


"La romancière sud-coréenne Gu Byeong-mo conte avec humour et cruauté l’existence âpre d’un garçon sirène"

Par CLAIRE DEVARRIEUX (publié le 1 mai 2013 sur la Libération)

"Il n’a pas deux trous rouges au côté droit, mais un seul de chaque côté de la tête, derrière les oreilles. Au vu de la description - une entaille recouverte d’une sorte de paupière, une petite plaie en forme d’arc de cercle, qui palpite et recrache de l’eau - le lecteur met un mot sur le phénomène avant même que celui-ci soit écrit noir sur blanc. Oui, bien sûr, ce sont des branchies. Mais le médecin qui examine l’enfant ainsi décoré s’en désintéresse : «Ce n’est pas joli, mais ce n’est pas grave.»

Naturellement, si on commence la lecture de Fils de l’eau par le prologue, on est tout de suite dans le bain, et c’est le cas de le dire. Mais les prologues, neuf fois sur dix, se bonifient d’être lus après l’épilogue. Aussi convient-il de commencer Fils de l’eau par le premier chapitre, «Le vieil homme et le lac», et de patienter un peu, afin de se laisser surprendre par l’apparition de l’enfant-poisson. Plus tard, il sera un sauveteur valeureux. A l’origine, il s’agit d’un orphelin de 4 ou 5 ans, repêché dans le lac (un vrai dépotoir), recueilli dans un foyer qui ne compte qu’un garnement et son grand-père. L’enfant aux branchies y est baptisé Gon.

Edition originale
Il était une fois un père désespéré. Ne percevant plus depuis plusieurs mois «son maigre salaire d’un million quatre-vingt mille wons», il est chassé de son logement et se retrouve à vivre dans sa voiture avec son petit garçon. Chaque fois qu’il se sent trop mal, l’homme se rend au lac respirer la brume et l’odeur des algues. Arrive un jour où l’acharnement du sort est tel que les effluves du lac ne peuvent plus rien. Alors il entre dans l’eau, l’enfant dans les bras. Le petit ne comprend pas grand-chose, mais le père tient à lui expliquer : «Il avait donné le meilleur de lui-même, même dans les pires situations de sa vie, mais il ne pouvait plus revenir en arrière maintenant qu’il avait tué son patron en le frappant avec un vase en porcelaine blanche qui était une imitation du style Baekja du royaume Joseon.»..."


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